{"id":2686,"date":"2010-04-02T19:00:30","date_gmt":"2010-04-02T17:00:30","guid":{"rendered":"http:\/\/www.multimedialab.be\/blog\/?p=2686"},"modified":"2018-02-26T20:11:39","modified_gmt":"2018-02-26T19:11:39","slug":"charlotte-beaudry-mademoiselle-nineteen","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.multimedialab.be\/blog\/?p=2686","title":{"rendered":"Charlotte Beaudry : Mademoiselle nineteen"},"content":{"rendered":"<p>Un texte paru dans le livre du m\u00c3\u00aame nom.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" id=\"image8000\" src=\"http:\/\/www.multimedialab.be\/blog\/wp-content\/uploads\/2010\/04\/index_cb.jpg\" alt=\"Mademoiselle nineteen\" \/><\/p>\n<p><!--more--><br \/>\n<strong>Charlotte Beaudry : Mademoiselle nineteen.<\/strong><\/p>\n<p>L\u00e2\u20ac\u2122acte de peindre est un geste ancestral. D\u00c3\u00a9fi\u00c3\u00a9e par les pratiques artistiques issues des nouveaux m\u00c3\u00a9dias, ou simplement plomb\u00c3\u00a9e par le poids de sa propre histoire, la peinture r\u00c3\u00a9ajuste pourtant sans cesse son dialogue vif et n\u00c3\u00a9cessaire avec la sc\u00c3\u00a8ne de l\u00e2\u20ac\u2122art contemporain. Les technologies de capture d\u00e2\u20ac\u2122images ont souvent remis en question le statut de la peinture, poussant le geste pictural dans des postures extr\u00c3\u00aames, \u00c3\u00a0 la recherche de nouvelles sp\u00c3\u00a9cificit\u00c3\u00a9s formelles ou conceptuelles. Par la nature de ces enjeux fascinants, la peinture est un excellent r\u00c3\u00a9v\u00c3\u00a9lateur des ph\u00c3\u00a9nom\u00c3\u00a8nes culturels et esth\u00c3\u00a9tiques de notre temps. <\/p>\n<p><strong>Un parcours atypique.<\/strong> <\/p>\n<p>Happ\u00c3\u00a9e d\u00c3\u00a8s l\u00e2\u20ac\u2122adolescence par le d\u00c3\u00a9sir de peindre, Charlotte Beaudry (Huy, 1968) a su conserver intacte sa d\u00c3\u00a9termination pr\u00c3\u00a9coce \u00c3\u00a0 travers un parcours atypique, \u00c3\u00a0 l\u00e2\u20ac\u2122\u00c3\u00a9cart de la sc\u00c3\u00a8ne artistique. Form\u00c3\u00a9e sur le terrain aux techniques de la fresque et du trompe-l\u00e2\u20ac\u2122oeil, elle aborde tardivement le milieu de l\u00e2\u20ac\u2122art, sans strat\u00c3\u00a9gie particuli\u00c3\u00a8re, investie par une pratique compulsive et in\u00c3\u00a9luctable de la peinture. Par une s\u00c3\u00a9rie d&rsquo;expositions r\u00c3\u00a9guli\u00c3\u00a8res et remarqu\u00c3\u00a9es, son cheminement r\u00c3\u00a9cent a r\u00c3\u00a9v\u00c3\u00a9l\u00c3\u00a9 un travail d&rsquo;une remarquable envergure.<\/p>\n<p><strong>Vocabulaire et r\u00c3\u00a9pertoire. <\/strong><\/p>\n<p>Comme bon nombre de peintres contemporains1, Charlotte Beaudry con\u00c3\u00a7oit ses images fixes \u00c3\u00a0 partir d&rsquo;impulsions incluant bien entendu l&rsquo;observation du quotidien, mais aussi de son interpr\u00c3\u00a9tation d\u00c3\u00a9j\u00c3\u00a0 m\u00c3\u00a9diatis\u00c3\u00a9e. Elle s&rsquo;est ainsi constitu\u00c3\u00a9e une importante documentation, collect\u00c3\u00a9e m\u00c3\u00a9thodiquement sous forme de photos personnelles ou d&rsquo;images de seconde main. Consignant \u00c3\u00a9galement les attitudes de son mod\u00c3\u00a8le sous forme de vid\u00c3\u00a9o &#8211; voir ci-contre le grand dessin r\u00c3\u00a9alis\u00c3\u00a9 d&rsquo;apr\u00c3\u00a8s des arr\u00c3\u00aats sur images d&rsquo;une s\u00c3\u00a9quence film\u00c3\u00a9e, pr\u00c3\u00a9sent\u00c3\u00a9 lors de son exposition au STUK \u00c3\u00a0 Leuven en 2008 -, Charlotte Beaudry aborde la peinture par un travail iconographique pr\u00c3\u00a9alable, destin\u00c3\u00a9 autant \u00c3\u00a0 objectiver son sujet qu&rsquo;\u00c3\u00a0 exciter sa curiosit\u00c3\u00a9 et son plaisir de peindre. En qu\u00c3\u00aate de l&rsquo;image juste, loin de tout r\u00c3\u00a9cit ou de toute narration, son vocabulaire pictural se forge dans un rapport direct et physique \u00c3\u00a0 l&rsquo;image. \u00e2\u20ac\u0153J\u00e2\u20ac\u2122effectue la plupart de mes choix au moment o\u00c3\u00b9 les mots et la pens\u00c3\u00a9e s\u00e2\u20ac\u2122effacent devant la dimension plastique de la peinture ou de l\u00e2\u20ac\u2122image.\u00e2\u20ac\u0153 2<\/p>\n<p>Son r\u00c3\u00a9pertoire pictural s\u00e2\u20ac\u2122articule autour d\u00e2\u20ac\u2122une expression sensorielle de la f\u00c3\u00a9minit\u00c3\u00a9, coinc\u00c3\u00a9e entre les tumultes de l\u00e2\u20ac\u2122adolescence et les doutes de l\u00e2\u20ac\u2122\u00c3\u00a2ge adulte. Qu\u00e2\u20ac\u2122il y soit question d\u00e2\u20ac\u2122objets quotidiens, de lieux ou plus directement de portraits de jeune femmes, sa peinture semble d\u00c3\u00a9cliner les nuances parfois ambig\u00c3\u00bces d\u00e2\u20ac\u2122une identit\u00c3\u00a9 f\u00c3\u00a9minine \u00c3\u00a0 la recherche de son int\u00c3\u00a9grit\u00c3\u00a9. Bien qu\u00e2\u20ac\u2122elle r\u00c3\u00a9fute toute tentative de discours explicite sur ce th\u00c3\u00a8me (qui semble d\u00e2\u20ac\u2122ailleurs l\u00e2\u20ac\u2122ennuyer profond\u00c3\u00a9ment), Charlotte Beaudry d\u00c3\u00a9montre pourtant par ses images une troublante aptitude \u00c3\u00a0 brosser avec franchise les contours d\u00e2\u20ac\u2122une vision trouble de la f\u00c3\u00a9minit\u00c3\u00a9. La facture de son travail annonce paradoxalement un ton direct et lisible, tout en retardant un propos insinu\u00c3\u00a9, \u00c3\u00a9voquant le manque, la disparition, la vuln\u00c3\u00a9rabilit\u00c3\u00a9, l\u00e2\u20ac\u2122isolement ou encore les turbulences d\u00e2\u20ac\u2122un univers \u00c3\u00a9motionnel instable. L\u00e2\u20ac\u2122ing\u00c3\u00a9nuit\u00c3\u00a9 des comportements adolescents, la mise \u00c3\u00a0 l\u00e2\u20ac\u2122\u00c3\u00a9preuve du corps et la d\u00c3\u00a9couverte peut-\u00c3\u00aatre douloureuse de ses limites sont des ph\u00c3\u00a9nom\u00c3\u00a8nes qui semblent captiver Charlotte Beaudry, sans doute en raison de leur vaste potentiel chor\u00c3\u00a9graphique et gestuel. <\/p>\n<p>Par ses sujets soustraits de leur contexte, par ses visages cach\u00c3\u00a9s ou par l&rsquo;absence de d\u00c3\u00a9cor, on per\u00c3\u00a7oit chez Charlotte Beaudry un parti-pris visuel assez radical, mais r\u00c3\u00a9sultant davantage de pr\u00c3\u00a9occupations picturales plut\u00c3\u00b4t que de tactiques conceptuelles, dont elle se d\u00c3\u00a9fend \u00c3\u00a9galement. \u00e2\u20ac\u0153R\u00c3\u00a9duire l\u00e2\u20ac\u2122apparence, limiter la r\u00c3\u00a9alit\u00c3\u00a9 aux traits que l\u00e2\u20ac\u2122on veut bien en montrer est forc\u00c3\u00a9ment pictural. Le fait d\u00e2\u20ac\u2122\u00c3\u00b4ter les d\u00c3\u00a9tails au profit d\u00e2\u20ac\u2122une silhouette, ou, de mani\u00c3\u00a8re encore plus flagrante, de cadrer une image, peut faire peser ce qui est enlev\u00c3\u00a9 ou dissimul\u00c3\u00a9 autant que ce qui est montr\u00c3\u00a9. Un visage cach\u00c3\u00a9 peut, selon le cas, susciter une interrogation envo\u00c3\u00bbtante ou au contraire privil\u00c3\u00a9gier une attitude plus globale du corps, en \u00c3\u00a9vitant le magn\u00c3\u00a9tisme des yeux et du faci\u00c3\u00a8s. Montrer quelque chose en peinture induit des choix graphiques in\u00c3\u00a9puisables, y compris montrer la peinture elle-m\u00c3\u00aame.\u00e2\u20ac\u0153 3<\/p>\n<p><strong>Mademoiselle dix-neuf ans. <\/strong><\/p>\n<p>Sous forme d&rsquo;un ensemble de portraits photographi\u00c3\u00a9s, film\u00c3\u00a9s et peints, <em>Mademoiselle nineteen<\/em> est le compte-rendu de la rencontre entre Charlotte Beaudry et cinq jeunes filles de dix-neuf ans.<\/p>\n<p>Le point de d\u00c3\u00a9part de ce projet est une sc\u00c3\u00a8ne tir\u00c3\u00a9e du film \u00e2\u20ac\u0153Masculin F\u00c3\u00a9minin\u00e2\u20ac\u0153 de Jean-Luc Godard (1966) dans laquelle jean-Pierre L\u00c3\u00a9aud, devenu enqu\u00c3\u00aateur \u00c3\u00a0 l&rsquo;IFOP, interroge une jeune fille r\u00c3\u00a9cemment \u00c3\u00a9lue \u00e2\u20ac\u0153Mademoiselle 19 ans\u00e2\u20ac\u0153 par un magazine f\u00c3\u00a9minin. Ironiquement pr\u00c3\u00a9c\u00c3\u00a9d\u00c3\u00a9e du titre \u00e2\u20ac\u0153Dialogue avec un produit de consommation\u00e2\u20ac\u0153, cette interview \u00c3\u00a9voque des th\u00c3\u00a8mes vari\u00c3\u00a9s tels que le socialisme, la r\u00c3\u00a9gulation des naissances, le statut de la femme, l&rsquo;engagement politique, l&rsquo;amour, etc. L&rsquo;imp\u00c3\u00a9tuosit\u00c3\u00a9 tr\u00c3\u00a8s actuelle de cette s\u00c3\u00a9quence, son ton narquois et enlev\u00c3\u00a9, sa th\u00c3\u00a9matique et sa forme brute (cadre fixe, plan-s\u00c3\u00a9quence, concision) ont enthousiasm\u00c3\u00a9 Charlotte Beaudry au point d&rsquo;en entreprendre une r\u00c3\u00a9-interpr\u00c3\u00a9tation. <\/p>\n<p>Auparavant d\u00c3\u00a9j\u00c3\u00a0, la plasticit\u00c3\u00a9 d&rsquo;un bref plan-s\u00c3\u00a9quence du film <em>Broken flowers<\/em> de Jim Jarmusch &#8211; o\u00c3\u00b9 l&rsquo;on voit Bill Muray dormant dans un divan, le visage enfouit dans un coussin &#8211; avait inspir\u00c3\u00a9 l&rsquo;artiste. Juliette, sa jeune et principale mod\u00c3\u00a8le, avait r\u00c3\u00a9interpr\u00c3\u00a9t\u00c3\u00a9 cette attitude, ensuite photographi\u00c3\u00a9e, puis peinte, donnant lieu \u00c3\u00a0 un magnifique tableautin. Cet exemple, \u00c3\u00a9videmment sans commune mesure avec l&rsquo;ampleur inhabituelle qu&rsquo;allait prendre <em>Mademoiselle nineteen<\/em>, d\u00c3\u00a9montre n\u00c3\u00a9anmoins comment une pratique de la peinture se met en oeuvre, comment se cr\u00c3\u00a9ent les conditions d&rsquo;une imminence de la peinture.<\/p>\n<p>Pour <em>Mademoiselle nineteen<\/em>, tout a donc commenc\u00c3\u00a9 par un casting photographi\u00c3\u00a9, permettant de s\u00c3\u00a9lectionner cinq mod\u00c3\u00a8les de 19 ans correspondant au physique recherch\u00c3\u00a9, mais aussi capables de s&rsquo;exprimer avec naturel et spontan\u00c3\u00a9it\u00c3\u00a9. Caroline, Jessica, No\u00c3\u00a9mie, Nastasja et Marissa, jeunes \u00c3\u00a9tudiantes en art \u00c3\u00a0 Bruxelles, ont ensuite accept\u00c3\u00a9 d&rsquo;\u00c3\u00aatre film\u00c3\u00a9es et interrog\u00c3\u00a9es par un journaliste de l&rsquo;institut de sondage IPSOS. Ignorant tout du contexte inspir\u00c3\u00a9 par la s\u00c3\u00a9quence de \u00e2\u20ac\u0153Masculin F\u00c3\u00a9minin\u00e2\u20ac\u0153, ignorant \u00c3\u00a9galement qu&rsquo;il s&rsquo;agissait en r\u00c3\u00a9alit\u00c3\u00a9 d&rsquo;un acteur et non pas d&rsquo;un journaliste, les jeunes filles se sont soumises avec candeur aux questions insolites puis\u00c3\u00a9es dans le dialogue original. Cinq personnalit\u00c3\u00a9s radicalement diff\u00c3\u00a9rentes se sont finalement r\u00c3\u00a9v\u00c3\u00a9l\u00c3\u00a9es sous l&rsquo;oeil de la camera, dans la sobri\u00c3\u00a9t\u00c3\u00a9 du plan fixe.<\/p>\n<p><em>Mademoiselle nineteen<\/em> se pr\u00c3\u00a9sente comme un processus document\u00c3\u00a9, conclu par un chantier de dessin et de peinture et accompagn\u00c3\u00a9 des portraits-vid\u00c3\u00a9os diffus\u00c3\u00a9s simultan\u00c3\u00a9ment sur cinq petits moniteurs. Intensifier et r\u00c3\u00a9v\u00c3\u00a9ler ainsi ce processus \u00c3\u00a9tait un risque difficile \u00c3\u00a0 assumer pour Charlotte Beaudry, en raison notamment d&rsquo;une mati\u00c3\u00a8re photographi\u00c3\u00a9e et film\u00c3\u00a9e, gard\u00c3\u00a9e jusqu&rsquo;ici \u00c3\u00a0 la p\u00c3\u00a9riph\u00c3\u00a9rie du travail pictural. L&rsquo;acc\u00c3\u00a8s \u00c3\u00a0 ces documents permet de mieux appr\u00c3\u00a9hender l&rsquo;ampleur et la pertinence de ces portraits de jeunes filles d&rsquo;aujourd&rsquo;hui.<\/p>\n<p><em>Marc Wathieu<\/em>, in <em>Mademoiselle nineteen, Charlotte Beaudry, X.Y.Z\u00c3\u00a8bres \u00c3\u2030ditions, 2010<\/em><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" id=\"image2451\" src=\"http:\/\/www.multimedialab.be\/blog\/wp-content\/uploads\/2012\/09\/pixel_gris.gif\" alt=\"Grey line\" width=\"482\" height=\"1\" \/><\/p>\n<p>1. Voir \u00c3\u00a0 ce sujet le catalogue de la remarquable exposition \u00e2\u20ac\u0153The Painting of Modern Life\u00e2\u20ac\u0153 \u00c3\u00a0 la Hayward Gallery (Southbank Centre) \u00c3\u00a0 Londres en 2007.<br \/>\n2. Extrait de \u00e2\u20ac\u0153L&rsquo;arbre cache la for\u00c3\u00aat \u00e2\u20ac\u201d Denis Gielen en conversation avec Charlotte Beaudry\u00e2\u20ac\u0153, in \u00e2\u20ac\u0153Charlotte Beaudry\u00e2\u20ac\u0153, MER\/STUK, Leuven, 2008.<br \/>\n3. <em>Ibid<\/em>.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" id=\"image2451\" src=\"http:\/\/www.multimedialab.be\/blog\/wp-content\/uploads\/2012\/09\/pixel_gris.gif\" alt=\"Grey line\" width=\"482\" height=\"1\" \/><\/p>\n<p><strong>Lien.<\/strong><\/p>\n<p>\u00e2\u20ac\u00a2 <a href=\"http:\/\/www.charlottebeaudry.net\/mademoiselle_nineteen\/index.htm\" rel=\"noopener\" target=\"_blank\">La page du site de Charlotte Beaudry consacr\u00c3\u00a9e \u00c3\u00a0 cette publication.<\/a><br \/>\n\u00e2\u20ac\u00a2 <a href=\"http:\/\/www.charlottebeaudry.net\/mademoiselle_nineteen\/cb_mademoiselle_nineteen_A5.zip\" rel=\"noopener\" target=\"_blank\">Le livre <em>Mademoiselle nineteen<\/em> est directement t\u00c3\u00a9l\u00c3\u00a9chargeable ici (PDF, 32 pages).<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un texte paru dans le livre du m\u00c3\u00aame nom.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[23,13],"tags":[],"class_list":["post-2686","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-art","category-livres"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.multimedialab.be\/blog\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2686","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.multimedialab.be\/blog\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.multimedialab.be\/blog\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.multimedialab.be\/blog\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.multimedialab.be\/blog\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2686"}],"version-history":[{"count":8,"href":"http:\/\/www.multimedialab.be\/blog\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2686\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2694,"href":"http:\/\/www.multimedialab.be\/blog\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2686\/revisions\/2694"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.multimedialab.be\/blog\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2686"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.multimedialab.be\/blog\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2686"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.multimedialab.be\/blog\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2686"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}