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Le médium, c’est la perception

“Perceptual cell”, James Turrell (1991)

James Turrell Perceptual cell

Souvenir de l’expérience vécue à l’intérieur de “Perceptual cell” de James Turrell, chez Isy Brachot à Bruxelles en 1991.

“Perceptual cell” est une cabine d’isolation, un espace individuel de perception. On y entre, on ferme la porte. La taille de la cabine place la tête du visiteur sous un dôme éclairé par une source lumineuse, laiteuse et modulable, placée hors-champ - autour du col de l’hémisphère. En regardant en l’air, notre vision se perd dans un simili-infini, un ciel blanc, plombé, sans le moindre repère. Toute perception de la distance s’en trouve complètement altérée. La surface parfaitement lisse et immaculée du dôme semble disparaître, au profit d’un espace jugé énorme. L’isolation, notamment acoustique, renforce encore cette distorsion des sens.

James Turrell Perceptual cell

James Turrell Perceptual cell

Lien.

  • http://www.medienkunstnetz.de/works/perceptual-cell/

  • 1 comment for “Le médium, c’est la perception”

    1. L’ART CONTEMPORAIN ET L’ESPACE DE L’IMMATERIEL: LE LIGHT ART | artcontemporainetespace dit :

      […] Celui qui disait « le medium c’est la perception » met ici aussi en pratique ses dires en délimitant, par la portée de rayons lumineux dans une cabine isolée, un espace inédit de perception pour le spectateur. Il peut ainsi faire l’expérience des différents effets auxquels donnent lieu le changement de couleur. Le blog multimedialab rapporte l’expérience de l’œuvre : « notre vision se perd dans un simili-infini, un ciel blanc, plombé, sans le moindre repère. Toute perception de la distance s’en trouve complètement altérée. La surface parfaitement lisse et immaculée du dôme semble disparaître, au profit d’un espace jugé énorme. L’isolation, notamment acoustique, renforce encore cette distorsion des sens. ». Le même blog comporte aussi un croquis de la machine. En le confrontant à l’image de l’objet fini on prend alors la mesure de l’attention qui est donné par l’artiste aux sensation du spectateur: tout est fait pour le stimuler. Ici aussi, et au contraire de Dan Flavin, James Turell convoque les sens pour donner lieu à une expérience spirituel voir mystique au spectateur, en lien avec certains mythes primitiviste. […]

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